L'agenda culturel

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Mardi 21 mai 2019

La fraternité musicale voilà ce qui définit aujourd’hui les liens qu’ont tissé Winston McAnuff et Fixi. Elle préside à l’esprit de ce troisième opus « Big Brothers » comme une devise de leur sono République.Au fil de l’album, les paroles (souvent composées par Winston sur les routes jamaïcaines), ont en commun cette sagesse de « grand frère ». Ce sont des maximes de vie, des confidences et des paraboles, pour saisir le seul bonheur qui vaille : celui que l’on s’est construit et qu’on est capable de voir quand il est là. « Now you’ve got it, please respect it” chante Winston sur “If You Want It So Bad”. Quant à « Think » une des clés du disque, c’est un classique immédiat qui martèle son crédo ternaire « pense, observe et écoute ». La bonne nouvelle c’est que ce « Big Brothers » n’est pas un fratriarcat pour autant. Ce deuxième album est bien celui des femmes. Elles sont majoritaires au sein du nouveau groupe formé par Winston et Fixi. Elles sont célébrées dans les chants d’amour de « Sweet love of mine » ou « My Angel ». Enfin Pongo, chanteuse lisboète originaire d’Angola et seul featuring de l’album, trône sur un titre abrasif « One Note ». Elle y décroche des uppercuts vocaux, à la façon d’une héroïne de synthé wave croisée avec une MC du « New York Rappin Hood ». Avec «Big Brothers » la fraternité est une fête, et elle ne fait que commencer« Pas d’accessibilité PMR ». La salle Paul-Fort sera en travaux de juin à janvier 2020 pour la rendre accessible.
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